À quoi sert l’autorité ?

C’est une bien grande question que pose Véronique GUÉRIN et qui attise ma curiosité. Je vous présente ici sa vision des choses.

Véronique GUÉRIN est une éducatrice spécialisée, formée en psychologie et en sciences cognitives. Sensibilisée aux violences familiales et institutionnelles, elle pose un regard différent sur l’autorité. Étonnamment, elle l’associe à des relations de respect fondées sur la liberté et la responsabilité.

Autorité éducative : comment fixer des règles à ses enfants ? Coaching parental à Saint Brieuc

UNE AUTORITÉ ÉDUCATIVE ?

Après avoir défini l’autorité et balayé son évolution dans l’histoire, elle évince autoritarisme et permissivité qu’elle présente comme deux voies détériorant la relation. À la place, elle propose la notion d’autorité éducative dont l’enjeu est d’aider l’enfant à s’affirmer sans agresser l’autre. Son projet est de « former un citoyen éclairé, libre, responsable et soucieux de l’humanité ». Ce citoyen a à « construire son individualité dans l’universalité« . Et l’adulte y contribue en l’encourageant « à prendre conscience de son besoin » et à y répondre « sans nuire à autrui ».

Véronique GUÉRIN développe la logique suivante. La connaissance de soi (et de l’autre) mène au respect d’autrui (et de soi) via la coopération. Pour y parvenir, « l’adulte a à abandonner les attitudes qu’il a et qui entravent l’enfant ». Ainsi, elle l’invite à être vigilant à ne pas donner de solutions, à ne pas juger et à ne pas minimiser. En contrepartie, si l’adulte pratique l’écoute active, l’enfant se sent compris et entendu. Lorsqu’il est authentique, l’enfant se sent autorisé à être qui il est. Et à chaque fois qu’il fait respecter les règles, l’enfant se sent en sécurité.

COMMENT L’AUTORITÉ DEVIENT ÉDUCATIVE ?

Nous voyons tout au long du livre comment se tricote pour l’enfant la conscience de soi, de ses pensées, de ses émotions et de ses actes. Puis, l’auteur nous démontre comment dans des allers-retours subtils entre la compréhension de ce qui se passe pour l’autre et l’acceptation de ce qui en découle pour soi, se construit la conscience de chacun. Ainsi, nous comprenons la pertinence du travail de groupe. Dans cette dynamique, l’adulte ne peut faire l’économie de fixer des règles claires et explicites pour l’enfant. L’auteur leur indique comment s’y référer, les faire respecter, les hiérarchiser, les faire évoluer et sanctionner. Enfin, elle insiste sur la nécessité de devenir « expert » en gestion des conflits. Elle prouve combien cet outil est indispensable pour apprendre à l’enfant à sentir les conséquences de ses actes. Il lui enseigne également à imaginer d’autres solutions pour sortir d’une situation.

Éduquer à compter les uns sur les autres
La difficulté d’être ces adultes-là !

En conclusion, Véronique GUÉRIN souligne les intentions positives des enseignants, parents et autres personnes qui accompagnent les jeunes générations. Mais malheureusement, elle constate qu’ils sont parfois piégés par leur propre histoire. Dans ce cas, leurs actes ne sont pas en adéquation avec leurs pensées. Alors, la solution préconisée pour lever ces blocages est d’être soutenus. Il s’agit de « travailler » à ce qui empêche de transmettre les compétences nécessaires à une vie en société. Une option possible est le groupe de paroles mais aussi l’accompagnement individuel !

J’ai trouvé ce livre précis, organisé. Les objectifs de l’auteur sont clairs et elle met à disposition de son lecteur les moyens d’y parvenir.

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